Dossier #7 : Final Fantasy XV | Le jeu d’une vie

Final Fantasy XV (2016) est dans mon Top 3. C’est peut-être même mon Final Fantasy préféré. Je sais que ce n’est pas une opinion très populaire, et je comprends pourquoi l’épisode est si décrié. Pourtant, parmi les douze opus principaux que j’ai terminés, à ce jour, il est le seul qui m’émeut aux larmes. Comme dirait l’autre, il semblerait que j’ai de l’affection pour les « infirmes, bâtards et choses brisées ». Or, Final Fantasy XV est tout cela à la fois. Dix ans après la sortie du jeu, je souhaite revenir sur sa genèse si chaotique qu’elle en est devenue historique. Je désire aborder sa qualité inégale, amenant certains joueurs à y entrevoir une certaine conception de l’enfer, quand d’autres y voient un chef-d’œuvre. Je veux l’analyser, peut-être pas sous tous les angles, mais suffisamment pour démontrer combien il a sa place dans cette saga légendaire dont il essayait pourtant de se démarquer. Je veux rappeler les différentes facettes de la mythologie et de l’intrigue du titre. Le chaos est si total que le jeu ne suffit pas, à lui seul, à narrer tous les tenants et aboutissants. Final Fantasy XV est aux œuvres transmédias ce que le pinacle est à la pyramide. Il en reflète tous les défauts mais aussi toute la fascination exercée sur celles et ceux qui souhaitent creuser, explorer et en découvrir tous les mystères. Je veux par-dessus tout montrer pourquoi, en dépit de tous ses défauts, Final Fantasy XV demeure, à ce jour, l’un de mes jeux favoris.

Ce dossier comporte des spoilers. Je pourrais toutefois vous le conseiller, même si vous n’avez pas fait ou terminé le jeu, puisqu’il permet d’y voir plus clair dans le lore désordonné de Final Fantasy XV.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’histoire de Final Fantasy XV ne commence pas en 2016, ni même quelques années plus tôt. Elle débute en 2006, année de parution de Final Fantasy XII, sur PS2. Commencé en 2002, le développement du jeu est alors considéré comme l’un des plus longs de la franchise, ce qui paraît ironique aujourd’hui. A cette époque, chaque Final Fantasy est une vitrine technologique pour les nouvelles générations de console ; Square Enix a encore le vent en poupe. L’entreprise imagine donc un projet révolutionnaire, parallèlement à la sortie de la PS3. Ils ne vont pas sortir un seul Final Fantasy mais trois, dans un univers partagé intitulé Fabula Nova Crystallis. Ce projet est visionnaire ; il faut après tout attendre vingt ans pour que quelque chose de similaire voit le jour, à savoir le remake de Final Fantasy VII, divisé en trilogie. (Et encore, chaque partie sortira à des années d’intervalle). Fabula Nova Crystallis devait être constitué de Final Fantasy XIII, d’Agito XIII et de Versus XIII. Agito évoquait le mouvement et la volonté d’agir ; peut-être était-ce en lien avec sa sortie prévue sur PlayStation Portable. Le dernier incarnait l’opposition, la face opposée de Final Fantasy XIII.

D’aucuns considéraient Versus XIII comme le jeu le plus attendu de la PS3. Réalisé par Tetsuya Nomura (le père de Kingdom Hearts), sa bande-annonce fut dévoilée lors de l’E3 de 2006. Le jeu a alors pour protagoniste Noctis Lucis Caelum, jeune prince aux yeux rouges, capable d’éliminer ses ennemis de façon impitoyable. Le titre promet des caractéristiques inédites, comme une atmosphère réaliste, l’abandon du combat au tour par tour et l’exploration d’un open world total. Je me permets d’insister sur l’intensité des attentes engendrées par la seule parution de la bande-annonce de Versus XIII, en 2006. Il y avait alors si peu d’informations sur le jeu que les fans ont commencé à spéculer. Ainsi, certains imaginèrent que nous n’incarnions, pour une fois, pas le protagoniste, mais bel et bien le grand méchant de l’histoire. D’autres extraits laissent deviner des éléments de l’intrigue. Le jeu présentait déjà des relations tendues entre le royaume de Lucis, possesseur d’un Cristal, et l’empire de Niflheim. Lors d’une réception, le prince du Lucis, Noctis, rencontrait la princesse Stella, l’ancêtre de Lunafreya, elle aussi capable d’invoquer les armes fantômes. Il est difficile d’en savoir plus, il semblerait que l’histoire du jeu changeait à peu près tous les trois mois. Ceci étant dit, Noctis était déjà accompagné de ses amis Prompto, Ignis et Gladiolus, avec qui il se déplaçait en voiture. Versus XIII devait être un open world intégral, dans lequel les joueurs pouvaient interagir avec le décor ou changer de personnages, à leur guise, en plein combat. Le titre s’annonçait véritablement révolutionnaire. Mais les promesses suggérées par les premières images du jeu étaient aussi présomptueuses que trompeuses, puisque le véritable développement n’avait même pas encore commencé.

Lors de cette bande-annonce sortie en 2011, le jeu s’intitule encore Final Fantasy Versus XIII.

Malheureusement, le jeu rêvé de Nomura va initier une descente aux enfers. Final Fantasy XIII, sorti en 2009, est loin de faire l’unanimité. Agito se détache de la trilogie et devient Type-Zero. Son développement s’éternise, si bien qu’il ne sort qu’en 2011, et seulement au Japon, pour la simple raison que la PSP est en fin de vie. (Une version remastérisée du jeu est cependant disponible, depuis 2015, sur PS4). Quant à Versus XIII, c’est l’échec le plus amer, d’où émergera pourtant Final Fantasy XV. Au commencement, le développement de Versus XIII peine à démarrer. Non seulement le moteur utilisé pose problème, mais Square Enix n’a personne pour travailler dessus. Pour remédier à cela, il faut attendre la sortie de Final Fantasy XIII, en 2009. Trois ans se sont donc déjà écoulés. (Avec le recul, on sait déjà que toute une trilogie sortira avant que Final Fantasy XV ne pointe le bout de son nez : Final Fantasy XIII-2 (2011) et Lightning Returns (2013)). 2013, c’est d’ailleurs aussi la date de sortie d’une certaine PS4. Les joueurs ont si peu de nouvelles, et ce depuis tant d’années, qu’ils commencent à imaginer que Versus XIII a été annulé. La communication au sain de Square Enix est tout aussi chaotique puisque certains employés continuent à produire des données pour Versus XIII, sans même savoir où en est le projet. Enfin, Square Enix est confronté à deux problèmes majeurs. Le premier, c’est le lancement catastrophique du MMORPG Final Fantasy XIV, en 2010. Le jeu est si peu viable que les équipes peuvent avoir jusqu’à 400 pannes quotidiennes à régler, ce qui laisse peu de place pour tout autre projet. Le second problème, c’est, comme suggéré plus tôt, la sortie d’une nouvelle génération de console. Square Enix décide de changer de moteur et de restructurer l’équipe, dans l’espoir que le projet se mette enfin à avancer. L’entreprise souhaite par ailleurs faire de Versus XIII un épisode numéroté, le quinzième de la franchise. Cependant, Nomura est réticent, car il redoute de perdre sa liberté créative.

Les choses se débloquent en 2013. Final Fantasy XIV se voit offrir une nouvelle version baptisée A Realm Reborn ; elle est nettement plus fonctionnelle, si bien qu’elle est encore d’actualité, la dernière extension (Dawntrail) datant de 2024. Par dessus-tout, Nomura finit par céder et Square Enix profite de l’E3 de 2013 pour présenter une nouvelle bande-annonce de Final Fantasy Versus XIII… Or, à la fin de l’extrait en question, le titre bascule et devient Final Fantasy XV. On peut penser à l’E3 de 2013 avec autant de nostalgie que d’ironie. Après une attente de sept ans, les joueurs imaginent pouvoir bientôt incarner le prince Noctis. Square Enix en profite d’ailleurs pour sortir la bande-annonce du presque aussi attendu Kingom Hearts III. (Kingdom Hearts II est sorti à peu près au même moment que Final Fantasy XII, en 2006). Sept ans d’attente, c’est bien long, mais il va falloir encore s’armer de patience. Kingdom Hearts III ne sortira sur PlayStation 4 qu’au mois de janvier 2019. Quant à Final Fantasy XV, il n’est pas encore au bout de ses peines. La hype elle, est intacte. La bande-annonce présentée lors de l’E3 de 2013 fait l’unanimité, grâce à sa mise en scène et sa musique impressionnantes. Malheureusement, la majorité des images présentées n’apparaîtront pas dans le produit final.

La toute première bande-annonce de Final Fantasy XV est prometteuse mais trompeuse. Le combat entre Regis et l’Empereur est absent du jeu final, pour ne citer que cela. L’homme encapuchonné et mystérieux et sans doute l’apparence originelle de Ravus.

L’année 2014 marque un tournant puisque Tetsuya Nomura perd son poste. C’est Hajime Tabata, réalisateur de Final Fantasy Type-0, qui reprend le flambeau. Le remplacement de Nomura est une décision de Square Enix, dont le Président a changé en 2013. Nomura semblait avoir du mal à se canaliser et espérait notamment faire plusieurs jeux, pour raconter son histoire. Tabata aura une vision moins ambitieuse, mais apportera tout de même sa pierre à l’édifice. Si l’idée du road trip était déjà présente, c’est lui qui souhaitera en faire le cœur du jeu. Par ailleurs, l’univers étendu lui tiendra à cœur, puisqu’il continuera à s’occuper des extensions du jeu, après sa sortie. Ces années tumultueuses et l’annulation de certains DLC auront cependant raison de lui, puisque Tabata démissionnera en 2018. Final Fantasy XV serait-il un projet maudit ?

Revenons en 2014. Le jeu est encore incomplet, même si des démos sortent de temps à autres. L’équipe fait appel à des sous-traitants pour certains passages et continue à corriger le jeu, notamment en demandant le retour des joueurs. C’est grâce à cela que Prompto, alors jugé peu sympathique, se découvre une passion pour la photographie. Pourtant, Final Fantasy XV n’a toujours aucune date de sortie. Square Enix décide de la révéler, en grande pompe, lors d’une émission à Los Angeles, le 30 mars 2016. Les présentateurs ironisent sur le développement interminable du jeu avant de révéler – enfin – une date de sortie mondiale : le 30 septembre 2016. Square Enix commet encore deux erreurs. Ils n’ont pas pris en compte les questions de localisation et de traduction liées à une sortie internationale. (Oui, c’est la première fois qu’un opus de la saga se voit offrir un doublage français). Par ailleurs, le jeu est loin d’être terminé. Sans réelle surprise, Final Fantasy XV est donc reporté au 29 novembre 2016. Malgré ce report et la présence d’un patch day one, le jeu souffre encore de nombreux problèmes. Beaucoup de joueurs critiquent le gameplay des combats, jugé trop basique et simple, mais aussi et surtout son intrigue, très décousue. Il est vrai qu’il manque des pans entiers d’histoire, lesquels ne seront comblés que par des mises à jour ultérieures, voire des extensions payantes. Après dix ans d’attente, les joueurs se sentent lésés par ce jeu inachevé, mais aussi par la stratégie jugée mercantile de Square Enix. Envers et contre tout, Final Fantasy XV a connu un certain succès. Beaucoup de critiques sont élogieuses et le jeu atteint 6 millions de vente, dès 2017. Aujourd’hui, il est même le quatrième opus de la saga le plus vendu, avec 10 millions de vente. Il se trouve derrière Final Fantasy VIII, Final Fantasy X et bien entendu le sacro-saint Final Fantasy VII.

Après la sortie de Final Fantasy XV, des mises à jour sont apparues très régulièrement, pendant un an. On proposa notamment un chapitre 13 alternatif. Il faut attendre le mois de décembre 2017 pour que l’une des premières idées de Nomura se concrétise : les quatre personnages de l’équipe sont enfin jouables, en combat. Final Fantasy XV n’est considéré comme un jeu terminé que trois ans plus tard, après la sortie d’un pack royal et surtout du dernier DLC, concentré sur le personnage d’Ardyn. Ce jeu, annoncé en 2006, n’est véritablement terminé qu’en mars 2019, treize ans plus tard. La fin fut brutale puisque Square Enix décida d’annuler trois extensions, que nous évoquerons plus tard. Final Fantasy XV est considéré comme un épisode décevant et chaotique pour les uns, mais émouvant et même majeur pour les autres. Beaucoup le considèrent, à raison, comme la créature de Frankenstein de Square Enix. Versus XIII est mort. De ses cendres est né Final Fantasy XV ; un jeu incomplet et moult fois corrigé. Pourtant, le jeu a survécu et continue à faire couler de l’encre aujourd’hui.

I). La genèse de Final Fantasy XVII). Un jeu lacunaire ou révolutionnaire ?III). Les influences de Final Fantasy XV
IV). Les personnages de Final Fantasy XVV). L’univers étendu de Final Fantasy XVVI). L’avenir de Noctis et Conclusion

The Last of Us et Little Nightmares en comics : le récit d’enfances brisées

Certes, Halloween est passé depuis une dizaine de jours, mais j’ai éprouvé le besoin de me replonger dans quelques univers macabres. Comme je n’avais pas particulièrement le temps d’y jouer, je me suis tournée vers l’univers étendu de deux jeux vidéo. S’il est inutile de présenter le premier, tu n’as peut-être pas encore eu l’occasion de tester le second, qui a pourtant fortement influencé le nom ou les visuels de ce blog. Je pense à The Last of Us et à Little Nightmares. Nous n’avions pas parlé de lecture depuis un certain temps. Aujourd’hui, je répare cet affront.

The Last of Us American Dreams est une série de comics initialement sortie en 2013. Les quatre chapitres sont réunis dans un seul volume, édité par Omaké Books. Le comics officiel de Little Nightmares est sorti en 2017 et est édité par le même label. Il est intéressant de noter qu’American Dreams a été en partie écrit par Neil Druckmann, le concepteur de The Last of Us. Le comics de Little Nightmares a été scénarisé par John Shackleford, tandis que le jeu avait été écrit par Dave Mervik.

Une histoire d’enfances et d’avenirs volés

Dans American Dreams, le lecteur retrouve Ellie avant les événements survenus dans The Last of Us, ou le DLC : Left Behind. La jeune fille, âgée de 13 ans, a du mal à se faire à la vie de l’internat militaire dans lequel elle vient d’arriver. Rudoyée par ses instructeurs et ses petits camarades, l’adolescente fait la rencontre d’une certaine Riley. Guidée par cette dernière, Ellie fait sa première incursion dans le monde extérieur, où elle découvre un centre commercial, la dure vie des Lucioles mais aussi les premiers infectés. Ellie est une adolescente rebelle, mais avant tout désireuse de connaître le monde et son passé. Ce n’est pas sans émotion qu’elle entend les anecdotes teintées de nostalgie de ses aînés, ou qu’elle découvre des endroits qui étaient autrefois constellés de badauds et de joie. Ellie fait ses premiers pas dehors, dans l’espoir d’échapper à une enfance et à un avenir brisés. Bien qu’elle n’ait pas connu le monde d’avant, une part d’elle porte le traumatisme et le fardeau d’une humanité déchirée.

Ces thématiques, on les retrouve, d’une certaine façon, dans le comics Little Nightmares. Six, la fillette à l’imperméable, est certes plus taciturne qu’Ellie. Elle vient d’échapper aux griffes du Concierge, lorsqu’elle découvre la cachette de quelques enfants ayant survécu à l’Antre. Les rejetons errants vont alors raconter leur histoire. Le lecteur est entraîné dans deux récits enchâssés, sans savoir s’il peut se fier à la véracité des propos relatés par ces « petites choses perdues ». Les récits du vent du nord et des miroirs sont d’autant plus déstabilisants qu’ils sont tout aussi métaphoriques que les différents niveaux du jeu. Ces histoires apportent plus de questions que de réponses, et c’est ce qui les rend si fascinantes. Au reste, cela demeure le récit d’enfants contraints de se confronter à leurs peurs, et dont le passé, comme l’avenir, ont pour ainsi dire été volés. Une réalité plus effrayante que n’importe quel monstre.

Les références aux jeux vidéo

Bien qu’American Dreams et Little Nightmares aient choisi de raconter une histoire inédite, on y retrouve bon nombre de références, voire d’explications à différents éléments anecdotiques des jeux. Le lecteur découvre comment Ellie et Riley se sont rencontrées, ou à quelle occasion Ellie a fait du cheval, pour la première fois. Je n’en dirai pas plus, afin de ne pas trop spoiler la bande dessinée.

Sans surprise, le comics de Little Nightmares se montre plus mystérieux et implicite. Bien que les récits enchâssés ne racontent sans doute pas le passé de personnages présents dans le jeu, ils étoffent le lore et proposent des hypothèses sur ce qui a pu arriver aux êtres les plus difformes de l’Antre. L’un des récits évoque le pouvoir sépulcral des miroirs, qui seraient capables de déformer davantage que de simples reflets. Un des enfants métamorphosés obtient une silhouette qui rappelle, à s’y méprendre, celle du Concierge. Bien sûr, l’évocation des miroirs n’est pas anodine. On se rappelle leur importance dans le niveau des Appartements de la Dame.

La fuite du réalisme dans les graphismes

Je parle du scénario et des jeux originaux, mais le style graphique est essentiel dans un comics. C’est Julian Totino Tedesco qui a illustré les couvertures d’American Dreams, et Faith Erin Hicks qui a dessiné les planches (volontairement moins réalistes) du comics. Les artistes derrière Little Nightmares sont Aaron Alexovich et Dave Santana.

Sans être foncièrement proches, les styles graphiques des deux comics ont une intention similaire. Les différents artistes n’ont pas cherché à accentuer la noirceur d’univers déjà suffisamment macabres. Ils se sont tournés vers un style plus cartoon. Le choix est intéressant car l’univers reste sombre, quel que soit le ton adopté. C’est d’ailleurs cet étonnant contraste qui a rendu le jeu Little Nightmares si marquant. Certes, The Last of Us est un jeu au style plutôt réaliste. Ce réalisme, on le retrouve dans les décors d’American Dreams. Pas dans le design des personnages. (Comme par souci de ne pas rendre le comics trop lugubre, les vignettes où Ellie se fait attaquer par la première infectée possèdent un fond uni et orange vif). Ce choix a du sens dans la mesure où Six, Ellie et Riley ne sont pas des adultes. Elles ont beau évoluer dans des univers malsains, elles conservent une perception du monde infantile, où l’on s’effraie rapidement, où l’on croit facilement et où l’on s’émerveille d’autant plus. Par dessus-tout, les trois héroïnes tentent d’échapper à leur sinistre réalité. Le choix des styles graphiques peut surprendre, voire déplaire, mais il fait sens pour chacun des comics.

Conclusion

Je sais quelle question tu te poses. Ces comics valent-ils réellement le détour ? Je ne suis pas convaincue de l’intérêt que tu pourrais leur porter, si tu n’as jamais joué aux jeux respectifs. Il pourrait s’agir, tout au plus, de sympathiques premières incursions. Ce sont surtout des lectures à placer entre les mains des fans. Certes, ce sont des produits dérivés dont la brève histoire n’apporte rien d’indispensable ; mais ils ont le mérite de conter des aventures inédites, truffées de références et de compléments aux lores de The Last of Us et de Little Nightmares.

Pour l’anecdote, une des illustrations de Faith Erin Hicks a été utilisée dans le jeu The Last of Us. Il s’agit du personnage d’Angel Knives, que l’on trouve dans la borne d’arcade de The Turning, mais aussi dans un motif de tee-shirt. Le moins que l’on puisse dire est que ces lectures m’ont donné envie de découvrir d’autres univers étendus de jeux vidéo. Donc, si tu connais d’autres adaptations en comics, n’hésite pas à me les conseiller !

Les scans des comics ont été réalisés dans un but non lucratif. Les images appartiennent à Bandai Namco, Naughty Dog et Omaké Books.