Dossier #7 : Final Fantasy XV | Le jeu d’une vie

Final Fantasy XV (2016) est dans mon Top 3. C’est peut-être même mon Final Fantasy préféré. Je sais que ce n’est pas une opinion très populaire, et je comprends pourquoi l’épisode est si décrié. Pourtant, parmi les douze opus principaux que j’ai terminés, à ce jour, il est le seul qui m’émeut aux larmes. Comme dirait l’autre, il semblerait que j’ai de l’affection pour les « infirmes, bâtards et choses brisées ». Or, Final Fantasy XV est tout cela à la fois. Dix ans après la sortie du jeu, je souhaite revenir sur sa genèse si chaotique qu’elle en est devenue historique. Je désire aborder sa qualité inégale, amenant certains joueurs à y entrevoir une certaine conception de l’enfer, quand d’autres y voient un chef-d’œuvre. Je veux l’analyser, peut-être pas sous tous les angles, mais suffisamment pour démontrer combien il a sa place dans cette saga légendaire dont il essayait pourtant de se démarquer. Je veux rappeler les différentes facettes de la mythologie et de l’intrigue du titre. Le chaos est si total que le jeu ne suffit pas, à lui seul, à narrer tous les tenants et aboutissants. Final Fantasy XV est aux œuvres transmédias ce que le pinacle est à la pyramide. Il en reflète tous les défauts mais aussi toute la fascination exercée sur celles et ceux qui souhaitent creuser, explorer et en découvrir tous les mystères. Je veux par-dessus tout montrer pourquoi, en dépit de tous ses défauts, Final Fantasy XV demeure, à ce jour, l’un de mes jeux favoris.

Ce dossier comporte des spoilers. Je pourrais toutefois vous le conseiller, même si vous n’avez pas fait ou terminé le jeu, puisqu’il permet d’y voir plus clair dans le lore désordonné de Final Fantasy XV.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’histoire de Final Fantasy XV ne commence pas en 2016, ni même quelques années plus tôt. Elle débute en 2006, année de parution de Final Fantasy XII, sur PS2. Commencé en 2002, le développement du jeu est alors considéré comme l’un des plus longs de la franchise, ce qui paraît ironique aujourd’hui. A cette époque, chaque Final Fantasy est une vitrine technologique pour les nouvelles générations de console ; Square Enix a encore le vent en poupe. L’entreprise imagine donc un projet révolutionnaire, parallèlement à la sortie de la PS3. Ils ne vont pas sortir un seul Final Fantasy mais trois, dans un univers partagé intitulé Fabula Nova Crystallis. Ce projet est visionnaire ; il faut après tout attendre vingt ans pour que quelque chose de similaire voit le jour, à savoir le remake de Final Fantasy VII, divisé en trilogie. (Et encore, chaque partie sortira à des années d’intervalle). Fabula Nova Crystallis devait être constitué de Final Fantasy XIII, d’Agito XIII et de Versus XIII. Agito évoquait le mouvement et la volonté d’agir ; peut-être était-ce en lien avec sa sortie prévue sur PlayStation Portable. Le dernier incarnait l’opposition, la face opposée de Final Fantasy XIII.

D’aucuns considéraient Versus XIII comme le jeu le plus attendu de la PS3. Réalisé par Tetsuya Nomura (le père de Kingdom Hearts), sa bande-annonce fut dévoilée lors de l’E3 de 2006. Le jeu a alors pour protagoniste Noctis Lucis Caelum, jeune prince aux yeux rouges, capable d’éliminer ses ennemis de façon impitoyable. Le titre promet des caractéristiques inédites, comme une atmosphère réaliste, l’abandon du combat au tour par tour et l’exploration d’un open world total. Je me permets d’insister sur l’intensité des attentes engendrées par la seule parution de la bande-annonce de Versus XIII, en 2006. Il y avait alors si peu d’informations sur le jeu que les fans ont commencé à spéculer. Ainsi, certains imaginèrent que nous n’incarnions, pour une fois, pas le protagoniste, mais bel et bien le grand méchant de l’histoire. D’autres extraits laissent deviner des éléments de l’intrigue. Le jeu présentait déjà des relations tendues entre le royaume de Lucis, possesseur d’un Cristal, et l’empire de Niflheim. Lors d’une réception, le prince du Lucis, Noctis, rencontrait la princesse Stella, l’ancêtre de Lunafreya, elle aussi capable d’invoquer les armes fantômes. Il est difficile d’en savoir plus, il semblerait que l’histoire du jeu changeait à peu près tous les trois mois. Ceci étant dit, Noctis était déjà accompagné de ses amis Prompto, Ignis et Gladiolus, avec qui il se déplaçait en voiture. Versus XIII devait être un open world intégral, dans lequel les joueurs pouvaient interagir avec le décor ou changer de personnages, à leur guise, en plein combat. Le titre s’annonçait véritablement révolutionnaire. Mais les promesses suggérées par les premières images du jeu étaient aussi présomptueuses que trompeuses, puisque le véritable développement n’avait même pas encore commencé.

Lors de cette bande-annonce sortie en 2011, le jeu s’intitule encore Final Fantasy Versus XIII.

Malheureusement, le jeu rêvé de Nomura va initier une descente aux enfers. Final Fantasy XIII, sorti en 2009, est loin de faire l’unanimité. Agito se détache de la trilogie et devient Type-Zero. Son développement s’éternise, si bien qu’il ne sort qu’en 2011, et seulement au Japon, pour la simple raison que la PSP est en fin de vie. (Une version remastérisée du jeu est cependant disponible, depuis 2015, sur PS4). Quant à Versus XIII, c’est l’échec le plus amer, d’où émergera pourtant Final Fantasy XV. Au commencement, le développement de Versus XIII peine à démarrer. Non seulement le moteur utilisé pose problème, mais Square Enix n’a personne pour travailler dessus. Pour remédier à cela, il faut attendre la sortie de Final Fantasy XIII, en 2009. Trois ans se sont donc déjà écoulés. (Avec le recul, on sait déjà que toute une trilogie sortira avant que Final Fantasy XV ne pointe le bout de son nez : Final Fantasy XIII-2 (2011) et Lightning Returns (2013)). 2013, c’est d’ailleurs aussi la date de sortie d’une certaine PS4. Les joueurs ont si peu de nouvelles, et ce depuis tant d’années, qu’ils commencent à imaginer que Versus XIII a été annulé. La communication au sain de Square Enix est tout aussi chaotique puisque certains employés continuent à produire des données pour Versus XIII, sans même savoir où en est le projet. Enfin, Square Enix est confronté à deux problèmes majeurs. Le premier, c’est le lancement catastrophique du MMORPG Final Fantasy XIV, en 2010. Le jeu est si peu viable que les équipes peuvent avoir jusqu’à 400 pannes quotidiennes à régler, ce qui laisse peu de place pour tout autre projet. Le second problème, c’est, comme suggéré plus tôt, la sortie d’une nouvelle génération de console. Square Enix décide de changer de moteur et de restructurer l’équipe, dans l’espoir que le projet se mette enfin à avancer. L’entreprise souhaite par ailleurs faire de Versus XIII un épisode numéroté, le quinzième de la franchise. Cependant, Nomura est réticent, car il redoute de perdre sa liberté créative.

Les choses se débloquent en 2013. Final Fantasy XIV se voit offrir une nouvelle version baptisée A Realm Reborn ; elle est nettement plus fonctionnelle, si bien qu’elle est encore d’actualité, la dernière extension (Dawntrail) datant de 2024. Par dessus-tout, Nomura finit par céder et Square Enix profite de l’E3 de 2013 pour présenter une nouvelle bande-annonce de Final Fantasy Versus XIII… Or, à la fin de l’extrait en question, le titre bascule et devient Final Fantasy XV. On peut penser à l’E3 de 2013 avec autant de nostalgie que d’ironie. Après une attente de sept ans, les joueurs imaginent pouvoir bientôt incarner le prince Noctis. Square Enix en profite d’ailleurs pour sortir la bande-annonce du presque aussi attendu Kingom Hearts III. (Kingdom Hearts II est sorti à peu près au même moment que Final Fantasy XII, en 2006). Sept ans d’attente, c’est bien long, mais il va falloir encore s’armer de patience. Kingdom Hearts III ne sortira sur PlayStation 4 qu’au mois de janvier 2019. Quant à Final Fantasy XV, il n’est pas encore au bout de ses peines. La hype elle, est intacte. La bande-annonce présentée lors de l’E3 de 2013 fait l’unanimité, grâce à sa mise en scène et sa musique impressionnantes. Malheureusement, la majorité des images présentées n’apparaîtront pas dans le produit final.

La toute première bande-annonce de Final Fantasy XV est prometteuse mais trompeuse. Le combat entre Regis et l’Empereur est absent du jeu final, pour ne citer que cela. L’homme encapuchonné et mystérieux et sans doute l’apparence originelle de Ravus.

L’année 2014 marque un tournant puisque Tetsuya Nomura perd son poste. C’est Hajime Tabata, réalisateur de Final Fantasy Type-0, qui reprend le flambeau. Le remplacement de Nomura est une décision de Square Enix, dont le Président a changé en 2013. Nomura semblait avoir du mal à se canaliser et espérait notamment faire plusieurs jeux, pour raconter son histoire. Tabata aura une vision moins ambitieuse, mais apportera tout de même sa pierre à l’édifice. Si l’idée du road trip était déjà présente, c’est lui qui souhaitera en faire le cœur du jeu. Par ailleurs, l’univers étendu lui tiendra à cœur, puisqu’il continuera à s’occuper des extensions du jeu, après sa sortie. Ces années tumultueuses et l’annulation de certains DLC auront cependant raison de lui, puisque Tabata démissionnera en 2018. Final Fantasy XV serait-il un projet maudit ?

Revenons en 2014. Le jeu est encore incomplet, même si des démos sortent de temps à autres. L’équipe fait appel à des sous-traitants pour certains passages et continue à corriger le jeu, notamment en demandant le retour des joueurs. C’est grâce à cela que Prompto, alors jugé peu sympathique, se découvre une passion pour la photographie. Pourtant, Final Fantasy XV n’a toujours aucune date de sortie. Square Enix décide de la révéler, en grande pompe, lors d’une émission à Los Angeles, le 30 mars 2016. Les présentateurs ironisent sur le développement interminable du jeu avant de révéler – enfin – une date de sortie mondiale : le 30 septembre 2016. Square Enix commet encore deux erreurs. Ils n’ont pas pris en compte les questions de localisation et de traduction liées à une sortie internationale. (Oui, c’est la première fois qu’un opus de la saga se voit offrir un doublage français). Par ailleurs, le jeu est loin d’être terminé. Sans réelle surprise, Final Fantasy XV est donc reporté au 29 novembre 2016. Malgré ce report et la présence d’un patch day one, le jeu souffre encore de nombreux problèmes. Beaucoup de joueurs critiquent le gameplay des combats, jugé trop basique et simple, mais aussi et surtout son intrigue, très décousue. Il est vrai qu’il manque des pans entiers d’histoire, lesquels ne seront comblés que par des mises à jour ultérieures, voire des extensions payantes. Après dix ans d’attente, les joueurs se sentent lésés par ce jeu inachevé, mais aussi par la stratégie jugée mercantile de Square Enix. Envers et contre tout, Final Fantasy XV a connu un certain succès. Beaucoup de critiques sont élogieuses et le jeu atteint 6 millions de vente, dès 2017. Aujourd’hui, il est même le quatrième opus de la saga le plus vendu, avec 10 millions de vente. Il se trouve derrière Final Fantasy VIII, Final Fantasy X et bien entendu le sacro-saint Final Fantasy VII.

Après la sortie de Final Fantasy XV, des mises à jour sont apparues très régulièrement, pendant un an. On proposa notamment un chapitre 13 alternatif. Il faut attendre le mois de décembre 2017 pour que l’une des premières idées de Nomura se concrétise : les quatre personnages de l’équipe sont enfin jouables, en combat. Final Fantasy XV n’est considéré comme un jeu terminé que trois ans plus tard, après la sortie d’un pack royal et surtout du dernier DLC, concentré sur le personnage d’Ardyn. Ce jeu, annoncé en 2006, n’est véritablement terminé qu’en mars 2019, treize ans plus tard. La fin fut brutale puisque Square Enix décida d’annuler trois extensions, que nous évoquerons plus tard. Final Fantasy XV est considéré comme un épisode décevant et chaotique pour les uns, mais émouvant et même majeur pour les autres. Beaucoup le considèrent, à raison, comme la créature de Frankenstein de Square Enix. Versus XIII est mort. De ses cendres est né Final Fantasy XV ; un jeu incomplet et moult fois corrigé. Pourtant, le jeu a survécu et continue à faire couler de l’encre aujourd’hui.

I). La genèse de Final Fantasy XVII). Un jeu lacunaire ou révolutionnaire ?III). Les influences de Final Fantasy XV
IV). Les personnages de Final Fantasy XVV). L’univers étendu de Final Fantasy XVVI). L’avenir de Noctis et Conclusion

Mes souvenirs sur PlayStation (1997-2021)

J’ai acquis la PlayStation 5. Ça y est. A l’heure où j’écris ces mots, je n’ai terminé qu’Astro’s Playroom, la démo offerte avec la console. Et quelle expérience vidéoludique… Astro’s Playroom est un jeu de plate-forme aussi prenant qu’attendrissant. Non seulement il permet de tester les virtuosités dont est capable la manette DualSense, mais il s’agit d’une véritable ode à la PlayStation. La collecte d’artefacts à travers les quatre mondes renvoyant à chaque console de Sony ainsi que les nombreuses références aux jeux sortis, au fil des années, sont une véritable madeleine de Proust. Sans surprise, cela m’a donné envie de replonger – comme Astro – dans les merveilleux souvenirs que m’a offert la PlayStation, au fil des générations. Si j’ai beaucoup joué sur Nintendo, et dans une moindre mesure sur Microsoft, j’ai un lien étroit avec la console de Sony. Afin de ne pas rendre l’article trop dense, je ne me suis autorisée à évoquer que dix jeux par console. Êtes-vous prêts pour ce retour dans le passé ?

La salle de jeux d’Astro rend un bel hommage aux produits PlayStation.

Prairie de la Ram : PlayStation 1

25 décembre 1997. Mes frères et moi recevons la PlayStation, au pied du sapin. Nous ne le savons peut-être pas encore, mais cette console et ses sœurs cadettes vont nous accompagner le restant de notre vie. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, certes, mais aussi et surtout d’une époque où nous avions moins de jeux que maintenant, ni les mêmes ressources pour les terminer, d’autant que nous étions très jeunes. Il n’était pas rare que nous jouâmes beaucoup à certains d’entre eux, sans jamais dépasser les premiers niveaux, au point de les connaître par cœur. Et pourtant, nous les adorions.

Tomb Raider, Final Fantasy VIII, Resident Evil.

L’ère PlayStation 1 vit surgir de nombreux jeux, devenus cultes aujourd’hui. Je pourrais même en associer un à chaque membre de ma famille, à l’exception de ma mère, peut-être, qui ne jouait guère à l’époque. Ainsi, il n’était pas rare que les cris stridents de Lara Croft, lorsqu’elle tombait dans le vide dans Tomb Raider (1996), aient pour écho les jurons de mon père. L’un de mes frères mit un temps considérable à terminer Final Fantasy VIII (1999), et conserva précieusement sa sauvegarde de fin, afin de pouvoir renouveler le combat contre le boss final et surtout, revoir la dernière cinématique, à une époque où elle n’était évidemment pas disponible sur la toile. Mon frère aîné, quant à lui, était plus amateur d’un certain Resident Evil (1996), sans pour autant se résoudre à affronter le Manoir Spencer seul. Je devais parfois moi-même lui tenir compagnie, partagée entre la fascination et l’aversion, au point de redouter les zombies pendant plusieurs années, par la suite. J’étais de toute façon si impressionnable que l’atmosphère d’Oddworld (1997) suffisait elle-même à me mettre mal à l’aise, en dépit des sons rigolos et des bruits de pets que produisait Abe. Autre mascotte de la PlayStation 1, Crash Bandicoot occupa de nombreuses heures de notre temps, grâce au premier opus sorti en 1996. Mais ce n’est rien comparé à son successeur, le jeu de kart Crash Team Racing (1999).

Oddworld, Crash Team Racing, Crash Bandicoot.

A partir de maintenant, je ne m’apprête donc qu’à parler de jeux multijoueurs. C’était ça la PlayStation 1 : la possibilité de passer de nombreuses après-midis, tous ensemble, devant des jeux proposant une expérience multi locale. Je ne saurais dire combien de courses j’ai ainsi faites, sur Crash Team Racing, et ce pendant des années. Mes frères et moi nous sommes aussi beaucoup entre-tués sur le mode multi de Duke Nukem : Time to Kill (1998). Mais si j’avais un genre de prédilection à cette époque, c’était bien celui des jeux de combat. Un jeu avait beau être aussi médiocre que Dragon Ball : Final Bout (1997), nous passions des heures à nous affronter, en élaborant nos propres fiches de tournoi et en rêvant secrètement du jour où un jeu Dragon Ball serait assez abouti pour permettre de se transformer en plein combat. J’avais aussi beaucoup d’affection pour Bloody Roar 2 (1999), cette licence disparue dans laquelle les combattants avaient la capacité de se métamorphoser en animaux.

Bloody Roar 2, Dragon Ball : Final Bout, Duke Nukem : Time to Kill.

Mais si je ne devais retenir qu’un seul jeu, ce serait sans doute Tekken (1994), l’un des premiers que nous ayons eus. Les personnages avaient beau être faits de pixels compacts et mettre cinq minutes pour décocher le moindre coup de poing, nous les aimions, au point de jouer aujourd’hui encore avec eux. (Et puis, quel plaisir c’était de poursuivre le jeu afin de débloquer de nouveaux personnages, plutôt que de les acheter à un coût indécent…)

La cinématique d’ouverture de Tekken.

Circuit SSD : PlayStation 2

Cet amour des jeux de combat (ou plus largement des jeux multi) se poursuivit avec l’ère de la PlayStation 2. Tekken continuait à nous suivre avec notamment l’excellent Tekken Tag Tournament (2000), rassemblant les combattants des différents opus. Il y figurait un excellent mini-jeu sur lequel nous avons aussi passé de nombreuses heures : le Tekken Bowl. A cette époque, je découvris également SoulCalibur 2 (2003), dans lequel les personnages s’affrontaient cette fois-ci, avec des armes blanches. Je tombai aussitôt sous le charme de l’armure d’un certain Nightmare. L’un de nos vieux rêves fut réalisé avec l’arrivée de nombreux jeux de combat estampillés Dragon Ball. Le meilleur – encore indétrônable à ce jour – est sans doute Dragon Ball Budokai Tenkaichi 3 (2007). Le jeu comptabilisait pas moins de 150 personnages de l’univers, et ce, sans prendre en compte les nombreuses transformations disponibles durant les combats. Ce n’était pas un jeu multi, mais nous aimions beaucoup le faire à deux : il s’agissait du Seigneur des Anneaux : le Retour du Roi (2003). Comme quoi, nous savions même nous satisfaire des jeux dérivés de films !

Le Tekken Bowl de Tekken Tag Tournament, Nightmare dans SoulCalibur 2, Dragon Ball Budokai Tenkaichi 3.

Plus important, je devenais assez âgée pour jouer pleinement en solo. Je me souviens m’être essayée de nombreuses fois à Final Fantasy X (2002) avant même que mon amour des RPGs ne soit très prononcé. J’aimais également passer du temps sur Shadow of Rome (2005), un jeu alternant entre des phases d’infiltration avec le personnage d’Octavien, le neveu de César, et des phases de combat avec Agrippa, un gladiateur. Dans mes souvenirs, le jeu pouvait être assez gore. J’avais aussi beaucoup d’affection pour Bilbo le Hobbit (2003), un jeu méconnu qui adaptait assez agréablement l’histoire du livre. Mais c’est probablement sur les Sims (2003) et ses suites que j’allais passer le plus de temps, construisant et reconstruisant des foyers et autres demeures.

Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, Final Fantasy X et Shadow of Rome.

S’il était rare que je finisse les jeux, je me souviens avoir terminé, plus d’une fois, Le Parrain (2006). Cette adaptation libre reprenait l’histoire du premier film de Francis Ford Coppola, en y introduisant un personnage inédit, que nous pouvions créer intégralement. Le jeu était particulièrement intéressant car il permettait d’errer librement dans New York, afin d’étendre le pouvoir de la Famille, puis de devenir soi-même un membre haut placé de la Mafia.

Le Parrain, Bilbo le Hobbit, Les Sims

Malgré tout, je n’ai finalement eu qu’un seul grand amour sur PlayStation 2 : celui qui aurait un impact immense sur ma vie. Je parle évidemment de Kingdom Hearts (2002)…

La cinématique d’ouverture de Kingdom Hearts.

Station Climatisante : PlayStation 3

Au risque de vous décevoir, à l’exception de jeux comme Guitar Hero ou Buzz!, je n’ai que peu de souvenirs sur la PlayStation 3, dans la mesure où je n’y ai quasiment pas joué ! Pour cause, la console est sortie chez nous en 2007, période durant laquelle j’étais au lycée, et m’étais désintéressée des jeux vidéo. Mais je n’allais pas tarder à me rattraper…

Jungle du GPU : PlayStation 4

25 décembre 2015. Je reçois ma première console de salon individuelle, après quelques temps à m’être remise à jouer, sur PC. Entre temps, j’avais aussi essayé la PSP, mais seule la PlayStation 4 parviendra à animer, en moi, une véritable passion pour les jeux vidéo. Mon rapport avec les jeux n’est plus le même aujourd’hui, au point de m’être mise à chasser les trophées Platine, depuis 2018, par l’intermédiaire de Tekken 7. Au point d’avoir momentanément rejoint l’équipe de PSTHC, et d’écrire régulièrement sur mon blog, mais aussi sur Pod’Culture. Les jeux vidéo font partie intégrante de ma vie. Aussi est-il particulièrement difficile de ne choisir que 10 souvenirs, parmi tous les excellents jeux que j’ai pu faire, sur PlayStation 4. Mais c’est un challenge que je m’engage à réussir.

Dragon Age : Inquisition, The Walking Dead et Skyrim.

Les deux premiers jeux me venant à l’esprit sont la série Telltale The Walking Dead, lancée en 2012 et Skyrim, sorti sur PS4 en 2016. J’avais d’abord entrepris ces aventures sur PC, et ce sont elles qui m’ont redonné le goût du jeu vidéo. Je les retrouvai, quelques années plus tard, sur PS4, avec un plaisir non dissimulé.

Mon amour pour les RPG n’a eu de cesse d’augmenter. Comment aurait-il pu en être autrement avec des chefs-d’œuvre comme Dragon Age Inquisition (2016), Final Fantasy XV (2016) et bien entendu Kingdom Hearts III (2019), que j’attendais depuis plus de dix ans… ?

Ardyn, dans Final Fantasy XV, Spirit of the North et Kingdom Hearts III.

La PlayStation 4 me permit également d’élargir mon horizon et de découvrir de nouveaux genres vidéoludiques. Je pense tout d’abord aux jeux indépendants. Il est difficile de n’en citer qu’un mais la musique envoûtante de Spirit of the North (2019) me revient à l’esprit. Pourquoi les balades contemplatives d’un renard m’ont-elles ainsi marquée ? Je ne saurais le dire. L’autre genre que j’ai découvert – ou plutôt avec lequel je me suis réconciliée – est l’horreur. Il y a quelques années, je n’aurais jamais imaginé que je serai capable de terminer seule, les Resident Evil Remake ou la saga The Last of Us. J’entends encore les bruits sonores de Monsieur X retentir sur les marches du commissariat, dans Resident Evil 2 (2019) ; et je ressens toujours la foule de sentiments qui m’envahirent en découvrant l’histoire tragique de Joel, Ellie et surtout Abby, dans The Last of Us II (2020). Cette expérience narrative n’a probablement pas son semblable, dans le jeu vidéo, aujourd’hui. Il y a aussi un jeu indépendant, doublé d’un jeu d’horreur, qui a retenu mon attention. Je fais référence à Little Nightmares, (dont le logo a inspiré celui du blog, au même titre que le personnage de Roxas). Si le premier épisode avait mis la barre très haut, Little Nightmares II (2021) est devenu l’un de mes jeux vidéo favoris. Et cette musique… On pourrait se damner pour elle.

The Last of Us II, Resident Evil 2, Little Nightmares II.

Comme pour les précédentes générations, s’il ne devait en restait qu’un ; ce serait le jeu pour lequel j’ai voulu à tout prix une PlayStation 4. Il s’agit de The Witcher III (2015). J’ai tellement apprécié les aventures de Geralt que, si l’on se fie aux statistiques, il s’agit du jeu sur lequel j’ai passé le plus d’heures : presque 300. J’ai réalisé au moins deux fois la quête principale, sans parler des excellentes extensions et… du Gwynt bien sûr. Il est indéniable que certains jeux et personnages, sont une part essentielle de notre vie.

Le trailer de The Witcher III.

PlayStation 5

Décembre 2021. La dernière console de Sony est une denrée rare. Je finis malgré tout par trouver un moyen de l’obtenir. Je découvre avec émerveillement les nouvelles fonctionnalités de la console et surtout de la manette, par l’intermédiaire d’Astro’s Playroom, qui éveille de vieux et merveilleux souvenirs en moi. J’ai hâte de découvrir de quels aventures et personnages je vais tomber amoureuse, sur cette nouvelle génération. 24 ans plus tard, j’ai l’impression de me retrouver à la case départ. La boucle est bouclée.

Et toi, quels sont tes meilleurs souvenirs sur les consoles de Sony ?